Bichkek, capitale de ce nouveau pays semble être une petite copie d’Almaty. Même architecture soviétique, même quadrillage de rues, et à nouveau de puissantes montagnes comme arrière-plan.
Arrivée à la Sakura gesthouse, je retrouve avec plaisir ces moments de partage entre voyageurs qui échangent histoires de route et conseils utiles. Un compatriote, parti depuis Lausanne à vélo, ne sait comment rejoindre le Tibet avec les maigres vingt jours de visa chinois. Certains arrivent de Chine et me racontent la si belle Kashgar, d’autres me parlent de ces sources d’eaux chaudes au creux des montagnes kirghizes…
Le printemps semble ne pas vouloir se montrer ici et le froid de l’hiver commence à avoir raison de moi. Enroulée dans mon sac de couchage et lutant contre l’humidité vicieuse de ces nombreux jours de pluie, je rêve d’explorer ce Kirghizstan sur lequel je ne pensais même pas poser les yeux il y a quelques jours encore.
Mon passeport en vacances à l’ambassade chinoise pour une nouvelle course au visa, je m’embarque avec de nouveaux amis pour quelques jours dans la région de Karakol, à une demi-journée de route de là.

Le magnifique lac d’Issy-Köl s’impose dans un bleu profond au devant de la chaîne centrale des Tian Shan. A peine une nuit à Karakol et nous prenons le chemin de Altyn Arachan, obsédés par la promesse des sources d’eau chaude que nous y trouverons.
Notre petite caravane de marcheurs se faufile à travers la vallée et remonte la rivière Arachan bordée de sapins pendant quatre heures. Les premiers kilomètres donnent le rythme à mes jambes et peu à peu le mouvement de la marche me laisse libre cours pour contempler cette nature qui me rappelle celle d’où je viens. Le Kirghizstan se fait appeler “petite Suisse de l’Asie”, et en ce qui concerne ses paysages, je le comprends facilement.

A presque 3000 mètres d’altitude, la petite vallée plantée de quatre maisonnettes seulement nous attend dans la lumière de cette fin d’après-midi. Sur la droite un flanc de montagne couvert de sapins, sur la gauche des versants bien plus arides, et au fond, le mont Palatka, dominant du haut de ses 4260 mètres les autres sommets environnants.
Aussitôt arrivés dans le petit refuge qui fut autrefois le camp de base des secouristes de ces montagnes, on nous sert le thé et on nous montre le chemin des sources. Petits bassins bétonnés qui sentent le souffre et qui réchauffent enfin nos corps encore marqués par ces nombreuses journées pleines de pluie.

Je m’endort à peine la nuit tombée, enivrée de cette bonne fatigue de l’effort mêlée à la joie et à la paix intérieure de me savoir arrivée là où je pourrai dès demain m’évader encore plus loin.
Au petit matin, le feu crépite alors que dehors la neige s’est mise à tomber. Il faudra attendre l’après-midi pour explorer les environs. Je me plonge donc quelques heures dans la vie d’Anna Karénine en espérant que le soleil revienne… A 14 heures, les nuages s’écartent et me guident quelque 500 mètres plus haut jusqu’à un magnifique plateau peuplé d’aigles royaux, d’éperviers et d’oies sauvages.

Je suis seule dans 360 degrés de montagne, à l’écoute du son puissant de cette nature qui étale devant moi des petits lacs reflétant le mouvement du ciel. Seule mais accompagnée de cette incroyable énergie des hauteurs qui me pousse au respect total, je reste assise en contemplation, tout en essayant de ne pas oublier que je dois trouver le chemin du retour avant que la nuit tombe ou qu’une nouvelle tempête ne s’installe. Je quitte à regret ce lieu qui vient de combler tous ces mois d’attente et d’envies, je me sens là où je souhaite être depuis si longtemps, et rentre le bonheur accroché au cœur, amoureuse du Kirghizstan.
Nous laissons Altyn Arachan derrière nous le jour suivant et entamons le chemin du retour, heureux de ce que nous y avons découvert.
Je me réjouis de pouvoir explorer d’autres vallées, de gravir d’autres cols, de me laisser enchanter encore et encore par ce que je vais voir. Je pense aux images qui sont restées en moi, à celles que j’ai faites, à celles que je ferai. Je me sens emplie d’une motivation créatrice superpuissante, qui demande d’autres paysages, d’autres visages, d’autres couleurs, d’autres instants de vie de ce voyage qui prend enfin la forme que je veux.
Le moment est parfait, nous sommes presque arrivés au village qui nous permettra de reprendre un marshrutka bondé en direction de Karakol, encore plongés dans nos pensées et dans le calme serein apporté par ces 2 journées.
Soudain le cours de l’histoire, dont la ligne semblait si douce, se transforme en angle tranchant. Le rêve devient cauchemar. Tout s’écroule.
Un homme masqué pointe sont fusil sur moi et me hurle quelque chose qu’il m’est aussi difficile de comprendre sur l’instant que l’acte en lui-même. Je me retourne et saisis enfin. Ils sont trois et nous sommes sur le point d’être braqués. Nous sommes emmenés de force en dehors du chemin, nos sacs sont vidés, éventrés, pillés devant nous. Impuissants face aux armes, on regarde, la haine au cœur, nos biens disparaître les uns après les autres. J’entends encore le choc de mes objectifs contre ceux de mes compagnons de route. Tout est volé. Je ne pourrai sauver que mon ordinateur après une ruse qui me vient par instinct… Vidant moi-même mon sac avec colère, je le sors d’un bloc avec mon linge sale et m’assieds dessus. On les supplie de nous laisser nos cartes mémoire, je répète les quelques mots de russe que je connais, les larmes au bout des lèvres, en prenant des claques à chaque fois que j’ouvre la bouche “Ia rabotaet!!! Ia rabotatet!!!” (“Moi travail!!! Moi travail!!!”). Un reste de pitié? Ou simplement la conscience qu’ils ne pourront rien tirer de ces cartes mémoires? … Elles nous sont rendues …
Ligotés et bâillonnés.
Humiliés et abandonnés.
Sentiment d’injustice, de colère. La peur vient après. Soudain, on réalise que les armes étaient réelles et que même si ces jeunes n’avaient pas l’intention de les utiliser, qui sait ce qui aurait pu arriver…
Je prends seulement conscience que j’aurais pu être seule. Et que le traumatisme aurait pu être bien plus grand.
Une fois libérés en rongeant nos liens(!), on cherche de l’aide, sans savoir ce qu’on pourra réellement en attendre. La première maison à l’entrée du village nous offrira un traducteur inespéré; Vadim est Kazakh et parle parfaitement anglais. Sans aucune hésitation, il sacrifiera 24 heures pour être notre voix auprès des autorités locales.
Les heures qui suivront notre attaque se transformeront en longues journées à constater l’illogisme et l’inefficacité de la police kirghize.
On nous prend au sérieux, tout en nous suspectant à tour de rôle. On sort l’artillerie lourde pour parader dans le petit village plus que pour rechercher effectivement les voleurs. On nous questionne pendant des heures sur des choses inutiles. Et comme pour enfoncer encore un peu le clou, la pluie froide s’est remise à tomber.
Trois jours passé au “comicos”, ainsi que mon ami Erwan aimait à appeler le commissariat de Karakol, à se laisser parfois convaincre qu’il y a peut-être encore un espoir, à se faire payer à manger par un détective qui veut se faire bien voir, et à désespérer à nouveau quand un autre nous demande de raconter une fois de plus les choses que nous avons déjà détaillées cent fois.
Je pars seule le jeudi suivant pour récupérer nos passeports à Bichkek et rencontrer Nurlan, le responsable du département des affaires criminelles sur les étrangers, pendant que Guillaume et Erwan dépensent leurs dernières forces morales à Karakol, où la population locale les dévisage de plus en plus.
Petit passage au consulat suisse, où la nostalgie sert mon cœur au bord des larmes en apercevant le drapeau helvétique. Sans m’en rendre compte, je suis encore en état de choc, et toutes mes actions sont dictées par l’instinct de réparation du vol, je me sens encore totalement liée à mon Nikon D200 et à mes précieux objectifs. Et je suis convaincue que je vais les retrouver.
Une fois réalisé que, même si les policiers ici semblent plus efficaces, l’information entre Karakol et Bichkek est nulle et que en quatre jours, la liste du matériel volé ne leur à toujours pas été transmise…
… Je me fait donc moi aussi détective.
L’avantage de Bichkek c’est qu’il n’y à pas plus de 4 ou 5 magasins de photo pro.
En une heure à peine, j’apprends qu’un gosse est passé dans l’un de ces shop avec une liste de matériel à vendre. Il n’y a aucun doute, ce sont bien nos appareils. L’information est transmise auprès des autres vendeurs: si la liste circule à nouveau, il faut promettre d’acheter et prévenir la police. Reste juste à être patiente.
Le lendemain, alors que je continue ma petite enquête à la recherche de nouvelles pistes, je tombe nez à nez avec mon téléphone portable, dans la vitrine d’une boutique de seconde main. Mon cœur se met à frapper fort. J’appelle aussitôt Nurlan qui débarquera vingt minutes plus tard avec tout son team, cinq inspecteurs de choc au total. Un sentiment de fourmillement dans tout le corps. Les minutes à attendre me paraissent interminables, et je répète frénétiquement le code IMEI de mon téléphone afin de le connaitre par cœur au moment crucial où le policier me présentera le Sony Ericsson encore sur l’étalage.
Au moment d’ouvrir le petit boitier et de comparer les numéros de série, je suis encore certaine d’avoir trouvé le début du fil qui nous permettra de remonter jusqu’à nos agresseurs et de récupérer nos précieux biens.
Guillaume n’a pas pu faire de sauvegarde de ses vidéos, Erwan s’est fait voler toute sa musique, et pour les amoureux de la photographie que nous sommes, être privés de nos appareils est comme une amputation douloureuse qu’il m’est instinctivement impossible d’envisager pour le moment.
Nurlan retire la batterie du téléphone et dévoile le numéro de série. Une seconde me suffit pour comparer avec les chiffres appris par cœur. Ce n’est pas mon téléphone. Le fourmillement se transforme en lourdeur instantanée. Le cœur se fige. La honte d’y avoir cru trop fort me frappe immédiatement et toutes mes illusions, tout mon optimisme sont violemment balayés.
La goutte d’eau fait déborder le vase. Je m’effondre, fatiguée mentalement et émotionnellement de ces longues journées de recherches et d’explications cumulées à la blessure du choc de l’agression qui fait enfin surface.
Je réalise alors que je suis totalement déstabilisée, décentrée de moi-même, incapable de savoir comment je dois agir, ce que je dois comprendre, ce que je dois entreprendre à partir de là.
Mon voyage me semble soudain une entreprise ridicule à laquelle j’aimerais mettre fin immédiatement. Un manque puissant des miens, un sentiment d’injustice, de haine, de perte de confiance en tous qui déteint sur l’image que j’ai de moi-même… Il me faut de toute urgence prendre du recul et considérer les priorités, les choses importantes, retrouver le centre en moi, me reconnecter avec le sens que je veux donner à ce voyage.
Guillaume et Erwan, revenus de Karakol et tout autant désillusionnés que moi, me convainquent d’abandonner les recherches et de quitter le pays au plus vite. Ayant trouvé à nouveau refuge à la Sakura Gesthouse, on réalise peu à peu que de telles mésaventures, même si moins extrêmes que la nôtre, sont bien plus fréquentes que ce que l’on a bien voulu nous laisser croire jusque-là. Marti et Rachel se sont fait voler trois fois en une journée par un policier en uniforme qui menaçait de les emmener au poste s’ils ne leur donnaient pas la somme qu’il voulait. Un australien s’est fait tabassé et détroussé par d’autres policiers à Karakol. Un russe s’est fait braquer sur le chemin d’Altyn Arachan seulement deux jours après nous…
Ma désillusion s’accentue encore en constatant que ceux qui prétendent nous aider seront peut-être ceux qui profiteront au mieux du vol de nos appareils puisque la police est à ce point corrompue. L’envie de fuir devient de plus en plus grande et évidente.
Il nous faut partir pour Osh le matin suivant et rejoindre au plus vite le col de Irkeshtam pour atteindre la chine avant le 1er mai. Car ensuite la frontière sera fermée pendant 10 jours.
Mais le sort semble s’acharner. Une énorme avalanche se déclenche pendant la nuit et bloque la route entre les deux villes. Impossible de rejoindre Osh à temps.
Dix jours après notre braquage, nous n’avons plus aucune nouvelle de la police. Et nous avons l’impression d’être pris au piège dans ce pays qui nous inspire la méfiance la plus totale. Encore dix jours et nous pourrons tourner la page sur ce pays qui me choque profondément par le paradoxe du bonheur et de la douleur qu’il m’a apportés.
Heureusement le soleil est revenu, réchauffant un peu l’atmosphère et notre moral. Résignés à attendre, on essaie de voir les choses sous un autre angle, de rire un peu et de profiter du temps imposé ici pour nous occuper au mieux. “Anna Karénine” terminé, j’écris enfin ces premiers articles, mes lettres de Bichkek.
Depuis quelques jours j’ai accepté mon amputation provisoire, et cherche à prendre conscience de ce qu’elle implique dans ma créativité et dans mes objectifs de voyage. Je m’étais préparée à être volée un jour, mais pas comme ça, et pas si rapidement ni radicalement. La perspective de savoir que bientôt je serai en chine, et que, outre le plaisir de renouer avec tout ce que j’y ai trouvé il y à six ans déjà, je pourrai apaiser la blessure et apprivoiser un nouvel appareil, me console.
D’ici là, encore de nombreuses questions, et une paix à trouver entre les sentiments de rancœur et de liberté éprouvés ici. Une étrange lutte intérieure entre le désir de voir plus pour peut-être rétablir la balance entre les bons et les mauvais moments, les belles et les vilaines personnes, et une envie de patienter sans donner aucune chance de se rattraper à ce Kirghizstan qui me donne l’impression de m’avoir séduite pour mieux me blesser. Bien sûr le Kirghizstan n’est pas que ça, et cet évènement aurait pu arriver ailleurs. Mais ce pays est désormais associé à la peine ressentie face à la disparition de mes objets fétiches, et remplir mes yeux de ses beautés sans pouvoir les immortaliser à ma manière est un supplice comparable à celui d’un sportif blessé qui doit regarder depuis le banc de touche la compétition pour laquelle il s’est préparé depuis longtemps.
Voyager c’est aussi prendre le risque de se confronter violemment à sa propre naïveté au contact de ceux qui n’ont pas la même histoire ni la même éducation. Chercher à calmer la colère apparue ici en se focalisant sur la force du cœur que l’on trouvera ailleurs, car finalement, la route ne fait que commencer…
Lundi 4 mai. La frontière rouvrira ses barrières dans quelques jours. On fait nos sacs et on se décide à prendre la route d’Osh, et de s’arrêter quelque part en chemin, pour passer le temps, pour oublier, pour changer, pour nous redonner du mouvement. Au moment où l’espoir semble avoir disparu, au moment où on se sent oublié, le destin relance les dés et Nurlan refait surface. Il vient d’arrêter deux suspects avec un boitier, deux objectifs et plusieurs Travelers Cheques… Toutes ces longues journées d’attente n’auront finalement pas servi à rien. C’est bien le boîtier d’Erwan, ce sont bien mes Travelers Cheques et les deux personnes interpellées sont bien celles qui nous ont attaqués.
Le mouvement reprend mais pas dans le sens que l’ont pensait. A nouveau il faut prendre la route de Karakol pour procéder à des identifications officielles au commissariat d’Ak-su.
Se retrouver face à nos agresseurs pour les identifier nous plonge dans un sentiment désagréable, comparable à celui que l’on peut ressentir face à un examen où l’enjeu est d’une importance capitale.
C’est plusieurs années de prison pour ceux que nous reconnaîtrons, et même si nous sommes sûrs de nous, nous devons rester ferme face aux doutes et à la peur de se tromper au moment où les suspects nient tout en bloc.
La pression de cet interrogatoire aura eu raison d’eux. Le troisième voleur est arrêté dans le courant de la nuit suivante après avoir été dénoncé par ses compagnons de braquage… Et on nous promet d’autres perquisitions, et d’autres restitutions…
Seulement les jours passent à nouveau sans résultat et sans réelle nouvelle. D’abord un vendredi férié, puis un samedi trop chaud. Le dimanche est jour de repos et personne n’a soi-disant pu effectuer les perquisitions qui auraient pu les amener à retrouver le reste de notre équipement. On perd à nouveau patience et on s’énerve des manigances peu claires de la police à Bichkek.
Le temps presse à présent, notre visa chinois ne sera plus valable d’ici quelques jours, on n’a plus le choix, il faut partir.

Dernière journée à la Sakura Gesthouse où je regarde une petite princesse japonaise en robe de fée faire des bulles de savon magiques dans la lumière du matin. Cet endroit nous aura apporté de nouvelles amitiés, un semblant de paix dans ce pays que je n’ai plus la force de respecter. Un cliché grâce au boîtier déjà retrouvé, et un sentiment de tristesse en quittant la ville sans le mien. Mercredi 12 mai, deux mois jour pour jour que j’ai quitté la Suisse, et je traverse du nord au sud ce pays qui m’aura coûté tant d’énergie et de temps pour avoir été au mauvais moment au mauvais endroit.


Le Kirghizstan nous dévoile ses beautés en quelques heures de route, son lac Toktogul, ses gorges verdoyantes, ses champs de coquelicots. Et à quelques kilomètres d’Osh, un nouveau coup de théâtre. Nurlan m’appelle pour me dire qu’il a entre ses mains mon précieux Nikon et la caméra de Guillaume… Soi-disant récupérés auprès d’un honnête Russe qui les aurait achetés aux braqueurs avant leur arrestation. Il cherche à me prendre par les sentiments en me disant que le pauvre homme a dépensé une somme importante, qu’un petit geste financier serait bienvenu pour le récompenser.
Mais cette fois ci le système bakchich fonctionnera sans nous. Un coup de fil à Nurbek, notre avocat à Bichkek, et les objets sont légalement récupérés.
Toutefois il est impossible de reprendre la route en sens inverse, la frontière chinoise nous attend, et demain midi, je foulerai à nouveau le sol de la Chine.
Encore des heures et de l’argent dépensés pour organiser le rapatriement de nos affaires jusqu’à Urumqi, mais je sais maintenant que les jours qui me séparent de mes images à venir ne sont plus si longs, et que je peux reprendre la route de façon sereine, soulagée par l’assurance de laisser derrière moi les heures pénibles que nous avons traversées.

A 1 heure du matin, le 14 mai, Mohamed nous attend dans sa vieille Niva pour un trajet que je n’oublierai jamais. Plus de huit heures sur une route difficile, où la petite 4×4 sans amortisseurs nous aura secoués sans nous laisser dormir, pendant que dehors c’est l’hiver d’un plateau d’altitude perdu dans le blanc de ce jour sans soleil. Épuisés de nos deux longues journées de trajet, sans avoir mangé ou bu depuis le soir précédent, on franchit enfin la frontière tant attendue de cette Chine que j’ai quittée il y a six ans.
Kashgar se cache derrière quelque part plus loin, à quelques heures sur cette route qui se faufile entre les montagnes du Pamir.
Enfin un sentiment de sécurité, de renouveau, de mouvement du voyage qui reprend.
Coucou ptite Mu!
Mon dieu que tes photos sont belles, me réjouis de l’expo à venir! ;O)
J’aime par dessus tout ton champ de coquelicots, l’image juste au dessus et la petite princesse à bulles.
Je t’embrasse tout fort.
Ben dis donc, c’est consistant comme récit! C’est vrai que tes photos sont très belles. J’espère que tout est rentré dans l’ordre et que tu profites bien de la Chine.
Bisous
Quelle aventure, bon sang… Contente d’avoir enfin l’explication de comment tu as sauvé ton ordi!
A mon avis, en plus d’une expo, tu auras aussi le matériel pour faire un joli ebook (ou même un livre tout court, c’est facile de nos jours entre blurb et lulu).
Bonne route!
Hello Ma Belle,
Nathalie m’a transmis le lien pour ton blog ben qu’elle a bien fait! C’est absolument somptueux, les photos sont magnifiques et moi qui suis tellement enracinée, tu me donnerais presque envie de partir…quoi que je n’aurais certainement pas ton courage!
Je te souhaite de profiter un max de ces moments que j’imagine oubliables et reviens-nous les yeux et le coeur remplis !
A bientôt et bonne route
Marianne
Mumu chérie, tu as réussi à me mettre les larmes aux yeux par tes récits incroyables et beaux, tes photos et ta force d’âme et de corps.
Que ton chemin te réserve toujours plus de découvertes de coeur et autres; suis le Mumu chérie, tu es un cadeau pour l’univers …
je t’embrasse très fort et demande aux petits anges d’être toujours avec toi.
Tantine gene
Les mauvais moments de ce début de voyage s’envoleront avec les bulles légères de la petite princesse japonaise…quelle belle transition!!!
Continue ta route, je suis toute émue de te redécouvrir..
Mamouchka
Salut Murielle,
Que de trépidantes aventures ! Ton récit comble mes instincts de voyageur émérite. Tu as, au travers, de cette agression rencontré une facette bien misérable de l’Homme! Malgré tout, nous sommes conçus pour supporter et surmonter des évènements choquants. Je me rappelle cette citation, de Jean Gastaldi : “le mental comme l’intellect sont des obstacles redoutables à l’évolution de la conscience.” Tes agresseurs ne voyagent certainement pas sur le chemin de la sagesse. En outre, je pense que tu pourras te délecter de l’harmonie des saveurs orientales que tu trouveras sur ton chemin. Portes toi bien et bon voyage.
Séb
Ma p’tite Mumu,
Que d’émotions dans la lecture de ton voyage animé. Tu transmets si bien les tiennes. Et les photos, un régal.
Quelle sentiment d’impuissance pour moi qui aurait tellement envie de te protéger … nostalgie du temps passé.
Fais bien attention à toi et peut-être à bientôt dans l’une de ces superbes contrées lointaines. Qui sait.
Je t’embrasse fort fort fort.
jipi
Bonjour Muriel,
Tes photos sont très belles. Ton texte très juste, comme les séquences d’un film.
Tu as beaucoup de courage!
Je t’embrasse
Artur
Que d’aventures et de mésaventures ! Merci de nous faire partager ces instants magiques. Cette douceur d’un regard, coeur à l’écoute et esprit en éveil. Quand bien même l’adversité te joue un tour, tu sais t’écouter, t’observer pour ne point sombrer dans la mélancolie. J’admire cette force qui t’anime et tes photos sont tout simplement magnifiques. Peut-être te fallait-il cette douloureuse expérience du Kirghizstan, en as-tu cherché l’enseignement dans ton coeur ?
Je te souhaite de superbes nouvelles expériences et il serait bon qu’elles te soient aussi légères que les bulles de ta princesse japonaise. Bonne route et au plaisir de suivre ton aventure !
Alain
alors là Mumu, le flipp, t’est franchement courageuse de 1 d’y être allée, de 2 d’ être revenue en vie et 3 nous faire partager tout ça… comme quoi, jte laisse plus partir sans un bon vieu ak-47 et une ou deux grenades à main 85 mais surtout un bon gillet par-balles de derrière les fagots.
bravo… tu pense pas à écrire un bouquin un de ces 4? ce serait pas mal je pense…
en attendendant, fais gaffe ou tu pose tes bottes et évite de retenter la chance, cette fois t’as assurée à mort mais un autre tu pourrait juste être mise à mort sans assurer…
fais péter encore dla photo, c’est juste magnifique et merci d’en faire profiter. beez
Salut Mumu,
que d’émotions, des images et un texte magnifique, super de pouvoir te suivre comme ça, profite de tout les moments et surtout fais bien attention à toi!
je t’embrasse (de Villeperdrix) Michel
Coucou Mumu,
Waow,je suis epoustoufler!j’ai tout lu d’un coup….comme un roman d’aventure dont je connais l’heroine!avec un petit pincement au coeur sur la fin,c’est quand la suite?????
Bravo et take care….
Olivier Schawy
Bonsoir,
Merci pour ce bout de voyage et ces photos qui donnent envie.
Nous partons ce WE au kirghizstan et avons pu libre vos déboires. Vous faites allusion à votre avocat qui a pu débloquer certaines situations. Pourriez-vous m’en dire plus sur ce point? est-ce un avocat rencontré suite aux désagréments du voyage ou votre avocat habituel? comment procéder si par le sort nous subissions (mon amie et moi) le même genre de situation?
Vous pouvez me répondre sur la boite mail laissée, merci à vous, et merci de nous avoir fait partager cette aventure
Frédéric
[...] (elle est photographe). De beaux articles émouvants écrits avec humour — même si elle a eu des aventures pas tristes, dont une qui l’a retrouvée ligotée et baillonnée en pleine forêt après s’être [...]