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Archive for novembre 2009

Au pays des dzos

Le Népal sous la pluie en plein mois de juillet. Une belle mousson asiatique comme celle que j’avais connue au Laos en 2003. Ce plaisir de pouvoir se détendre en se disant qu’il pleut et que c’est comme ça. Ralentir un peu.

Après avoir parcouru les routes et suivi le rail depuis l’ouest, après avoir dû tourner autour du Tibet pour pouvoir le pénétrer, et après avoir franchi cette fabuleuse barrière himalayenne, je me sens comme arrivée à la fin de la première partie d’une histoire.

Mes jours au Népal, petit prologue à sa suite, s’écoulent un peu paresseusement,  au bras de mon amie, car Catia m’a rejointe et nous sommes deux filles sur la route à présent.

En moi résonne comme un besoin où le calme pourrait s’imposer pour intégrer, pour s’adapter.

Trois petites semaines entre Katmandu et Pokhara, charmées par la liberté, l’accueil et l’intelligence des gens. A vivre et à se raconter, à partager.

Errer dans les ruelles de la capitale, un peu bousculées par les bruits des klaxons et les invitations trop pressantes des marchands.

Eviter le regard des singes par endroits maîtres de la ville, et voir le clapotement du ciel s’amuser sur les eaux du Phewa Tal alors que le crépuscule s’installe.

Monter jusqu’à la Shanti Stupa, collantes de sueur et les sangsues accrochées aux chevilles pour voir Pokhara sous le soleil écrasant du mois de juillet.

Cette première rencontre avec le Népal ne laissera aucune image, je les perdrai toutes. Et pourtant déjà tant à raconter. Le Népal mérite plus que d’être une introduction à quelque chapitre, c’est une séduction quasi instantanée, et une histoire que je continuerai.

Bientôt le Ladakh, et puis je reviendrai.

Plus que quelques jours pour nous emmener vers cette Inde que je souhaite depuis mes tout premiers rêves de voyage, et vers ses montagnes que j’espère voir plus libres que celles que je viens de quitter.

Entre temps, Vârânasî et New Delhi, sous la chaleur insoutenable du véritable été indien et dans l’odeur prenante de leurs ordures. A peine quelques heures pour voir le Gange et ses ghats, une nuit à voyager en train et un millier d’images en tête.

La pauvreté jetée au visage, et la beauté au fond des yeux. Une première impression de cette Inde-là.

L’Inde est un géant, la plus grande démocratie du monde, et il me faudra des mois pour peu à peu la découvrir et apprendre à la comprendre.

Pour l’instant je veux revoir les montagnes, sentir l’altitude. Et vivre quelques temps au pays des dzos.

Leh-317

(suite…)

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